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C I R C U L A R T R A N S F O R M A T I O N

Pour qu’une entreprise réussisse, elle doit s’intégrer et interagir avec une grande variété d’acteurs, notamment d’autres entreprises, des organisations internationales, des gouvernements, des banques, des investisseurs, etc. Le terme « écosystème » est souvent utilisé pour désigner ces relations et interactions. Comme l’indiquent Jager, Symmes et Cardoza dans leur livre Scaling Strategies for Social Entrepreneurs, le terme d’écosystème est largement utilisé par les chercheurs pour décrire les relations complexes et la diversité des acteurs avec lesquels un entrepreneur social doit entretenir des relations pour atteindre ses objectifs.

Naviguer dans un écosystème est une tâche complexe, surtout si l’entrepreneur ne dispose pas d’une stratégie pour établir une relation avec chaque acteur. De plus, les entrepreneurs doivent garder à l’esprit que les écosystèmes ne sont pas l’endroit idyllique auquel ils pensent souvent, où tous les acteurs seront ouverts et prêts à donner un coup de main à l’entrepreneur. En fait, dans la plupart des pays, les écosystèmes ne fonctionnent pas bien, et il y a peu d’articulation entre certains acteurs clés.

Comment les entrepreneurs sociaux devraient-ils alors naviguer et tirer parti des écosystèmes des entreprises sociales ?
Jager, Symmes et Cardoza affirment qu’un entrepreneur social doit utiliser une approche de marché pour explorer et profiter des opportunités qui permettent de négocier l’impact avec divers acteurs. Compte tenu de ce concept et outre le fait que les écosystèmes ne fonctionnent pas très bien dans de nombreux cas, nous comprenons que l’entrepreneur social doit non seulement chercher à faire partie d’un écosystème existant mais doit plutôt construire son propre écosystème en fonction de ses besoins.

Identifier les cadres réglementaires et les normes de négociation


Tant les entrepreneurs sociaux que les acteurs avec lesquels l’entrepreneur veut établir des relations sont encadrés par des règlements, des lois et des normes qui déterminent la manière dont ces relations sont négociées. Les entrepreneurs sociaux doivent connaître parfaitement ces cadres réglementaires et déterminer comment ils peuvent les utiliser en leur faveur. En plus des lois, il existe des normes de chaque secteur qui permettent d’établir un langage commun entre les parties en négociation. Quelques exemples de ces normes sont les normes ISO, les SDG et les indicateurs d’impact tels que IRIS, entre autres. L’entrepreneur social doit identifier quelle norme de négociation fonctionne le mieux pour un acteur particulier.

Identifier les besoins et les acteurs qui peuvent les satisfaire


Avant de s’aventurer dans la construction d’un écosystème, les entrepreneurs sociaux doivent identifier leurs besoins en ressources économiques et non économiques. Une fois ce diagnostic établi, les entrepreneurs seront en mesure d’identifier – plus rapidement – les acteurs possibles qui peuvent répondre à ces besoins. Cela permet à l’entrepreneur social de gagner du temps puisque sa recherche sera plus ciblée et plus efficace.

Etablir la négociation


Une fois que les acteurs ont été identifiés et ce que l’on attend d’eux, ainsi que les cadres réglementaires et les normes qui détermineront la manière d’entrer en relation, l’entrepreneur social est prêt à pouvoir entamer des négociations avec ces acteurs. Pendant la phase de négociation, il est possible pour l’entrepreneur de découvrir de nouvelles opportunités ou ressources qu’il n’avait pas envisagées auparavant. C’est pourquoi l’entrepreneur doit garder l’esprit ouvert, avec un objectif clair de ce qu’il veut obtenir, mais en étant flexible dans la manière dont il va l’obtenir.

Les écosystèmes de l’entrepreneuriat social sont en constante évolution et, pour cette raison, les entrepreneurs sociaux doivent rester attentifs à ces changements et en se posant toujours la question : Avec quels acteurs l’impact de l’organisation peut-il être négocié pour continuer à se développer ?

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